Le pessimisme de L'Ecole des femmes
Dernière mise à jour : 29 sept.
L’Ecole des femmes, pièce de Molière mise en scène par Frédérique Lazarini et jouée au Théâtre Artistic Athévains, se conclut en laissant au spectateur une impression de défaite, loin des représentations habituelles. En effet, dans celles-ci, Agnès se défait de l’emprise d’Arnolphe pour aller vivre libre, tandis que, dans la mise en scène de Frédérique Lazarini, Agnès semble passer des mains d’Arnolphe à celles d’Horace, en se mariant à ce dernier. Ainsi cette mise en scène appuie sur le caractère possessif d’Horace, en mettant par exemple en valeur les passages du texte où celui-ci montre qu’il considère Agnès comme un objet. Il est donc intéressant que cette pièce se termine sans faire d’Agnès une femme libre, réinterprétant ainsi le texte de Molière pour lui offrir une fin pessimiste : le combat continue !

Lucien C.




Oui le combat continue ! Bravo pour vos critiques et vos analyses de ce spectacle.