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"Qu'est-ce que la pédagogie ? La pédagogie peut donc être définie comme l'ensemble des travaux qui tentent de tenir ensemble deux affirmations contradictoires : Tout sujet peut apprendre et grandir. Nul ne peut contraindre quiconque à apprendre et grandir."

Philippe Meirieu

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la période de référence

  1. La Bruyère du cap : 1815-1848 : Florent Boussardel, agent de change veuf, élève ses quatre enfants aidé de Ramelot, une voisine bienveillante. Sous la Restauration, il se lance dans les affaires et fait fortune dans l'immobilier, ce qui permettra à ses enfants de faire de beaux mariages.

  2. Les Noces de bronze : 1854-1914 : Florent Boussardel meurt. Pour échapper à la Commune, la famille - avec désormais à sa tête Amélie - s'installe dans le Berry. De retour à Paris leur vie va être perturbée par Victorin et son comportement amoral.

  3. Les Enfants gâtés : 1937-1939 : Agnès Boussardel, petite fille d'Amélie et Victorin, est de retour en France après un long voyage aux États-Unis où elle est tombée amoureuse de Norman Kellog, un architecte américain. Enceinte de ce dernier, elle se marie avec Xavier, son cousin...

  4. Les Grilles d'or : 1941-1949 : Pendant la guerre, Agnès et son fils Renaud reviennent à Paris et se rapprochent momentanément de la famille, jusqu'à la mort de la tante Emma et la découverte de son testament...

  5. Le Temps d'aimer : 1955 : Agnès, devenue décoratrice, se fâche avec son fils Renaud pour s'être amourachée de son ami Justin Peyrol.

« La bourgeoisie a joué dans l'histoire un rôle éminemment révolutionnaire. Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissent l'homme féodal à ses "supérieurs naturels", elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt, les dures exigences du "paiement au comptant". Elle a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange ; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l'unique et impitoyable liberté du commerce. En un mot, à la place de l'exploitation que masquaient les illusions religieuses et politiques, elle a mis une exploitation ouverte, éhontée, directe, brutale. La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages. La bourgeoisie a déchiré le voile de sentimentalité qui recouvrait les relations de famille et les a réduites à n'être que de simples rapports d'argent. »

 

Marx et Engels,  Manifeste du parti communiste

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Dans De l'assujettissement des femmes (1869), Mill interroge la question des sexes. Il dénonce d'abord l'inégalité juridique : le mariage de l'époque livre la femme - propriété, héritage, enfants, divorce - au bon vouloir du mari, violant le principe d'égalité devant la loi. Mais il croit que l'égalité formelle suffira à produire l'égalité réelle, ignorant les facteurs structurels. L'histoire a montré l'insuffisance de cette approche purement légale.

 

Son apport principal est la critique du différentialisme. La prétendue "nature féminine" - moins intelligente, émotive, domestique - ne serait pas naturelle mais produit de l'éducation et de la socialisation. Privées d'instruction et assignées aux tâches ménagères et au sacrifice pour autrui, les femmes ne peuvent développer leur potentiel. D'où ses formules : les différences mentales entre sexes sont l'effet de l'éducation, non d'une infériorité naturelle.

 

Mill tente aussi de retourner le différentialisme à l'avantage des femmes [intuition, esprit pratique], démarche proche du "renverser le stigmate", mais elle reste peu convaincante et trahit parfois ses propres préjugés - il admet que les femmes mariées renoncent à leurs occupations.

 

Enfin, il analyse pourquoi les femmes ne se révoltent pas : dépendance objective, éducation à la passivité et dimension affective du pouvoir masculin. Il en tire une stratégie d'alliance avec les hommes plutôt que de guerre des sexes, en arguant que l'émancipation doublerait les talents et accroîtrait le bonheur général. L'auteur du commentaire critique cette naïveté : certains intérêts restent antagoniques et exigent un rapport de force, pas seulement la persuasion.

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